Circuits en Inde
Le Karnataka à l’occasion des célébrations jaïnes de Shravanabelagola

Du 18 février au 5 mars 2018
Dates pouvant “glisser” de quelques jours; décision finale 2 mois avant départ
Accompagné par Anne-Marie Wirja

Partir pour l’Inde, c’est partir pour un bout du monde aussi envoûtant que déroutant. Hindouisme et bouddhisme y forgèrent leurs normes socioreligieuses uniques qui trouvèrent leur expression dans un art hautement symbolique. Mieux comprendre la pensée indienne implique une approche de ses mythes, légendes et philosophie à jamais fixés dans la pierre. Et c’est à cette grande entreprise que nous nous essaierons : remonter l’histoire au fil des styles architecturaux.

Tout commença un jour autour de Badami, là où le temple brahmanique impose sa notion d’ésotérisme et de divin. À la joie de l’œil se marie la dimension didactique des hymnes et épopées. À Belur ou Halebid, un « baroque » indien naîtra vers le 12e siècle, où des sculptures foisonnantes d’une finesse inégalée mettent en scène le panthéon hindou. Mais au 16e siècle, à Hampi, l’extravagance de l’inspiration au service d’une cour décadente sonnera le glas de l’Age d’or hindou.

Puis vint l’Inde moghole et son souffle révolutionnaire engendrant renaissance politique et culturelle. Dans le Sud, par un éclatement du pouvoir musulman, les princes rivalisèrent de puissance et de richesse. Ils nous léguèrent des œuvres architecturales aux noms magiques : Hyderabad, Golconde, Bidar, Gulbarga ou encore Bijapur. Imposants mausolées, madrasas délicates, mosquées et palais… autant d’autres facettes artistiques complétant et diversifiant la période classique, tout comme nos découvertes.

Célébrations jaïnes de Shravanabelagola
Dans les temples jaïns, les statues des Tirthankara - ou “passeurs d’âme” ayant atteint la libération -sont vénérées quotidiennement par des libations. A Shravanabelagola, ce rituel ne peut être effectué que sur les pieds de la représentation, étant donné sa hauteur exceptionnelle de 22m. Cependant, tous les 12 ans, un échafaudage est monté pour ondoyer Gomateshwara de lait, d'eau au bois de santal ou de jus de coco. Des milliers de fidèles participent à cet acte de dévotion exceptionnel.


Programme (les lieux que vous visiterez sont mentionnés en caractères gras)

1er jour, le dimanche 18 février 2018 : Paris / Bangalore
Envol en cours de journée pour Bangalore pour une arrivée dans le courant de la nuit (vols déterminés ultérieurement selon les meilleures conditions d’horaires et tarifaires).

2e jour, le lundi 19 février 2018 : Bangalore – Mysore (180 km)
Court repos dans un hôtel simple près de l’aéroport.
À quelque quatre heures de route se dresse Mysore qui campe fièrement sur ses positions. Sorte d’antithèse de Bangalore, elle se veut gardienne de la tradition et, pour un premier contact, nous nous rendrons à la colline de Chamundi, lieu de vénération de Durga car Mysore est « sa » cité. La prier sous ses neuf apparences est s’assurer ses faveurs, comme le fit Rama qui puisa sa force en elle pour écraser Ravana. … Tout près se dresse l’un des plus beaux Nandi de l’Inde.
Installation à l’Hôtel Orchid Metropole (ou similaire) pour deux nuits.

3e jour, le mardi 20 février 2018 : Mysore et environs (120 km)
Le « tigre de Mysore » ou Tippu Sultan est un héros national qui réussit momentanément à tenir tête aux Anglais en s’alliant aux Français. Son palais d’été, le Darya Daulat Mahal, est un édifice du 18e siècle aux jolies peintures narrant exploits de guerre et scènes de la cour.
Continuation vers Somnathpur où le temple de Keshava, consacré à Vishnou, est considéré comme l’aboutissement du style hoysala. Remarquable par la préciosité de ses sculptures, l’édifice est allégé par ses vimana ou tours.
Retour à Mysore, promenade au marché aux fleurs puis visite du délirant Palais du Maharaja de style néobaroque.
Dîner et nuit à l’Hôtel Orchid Metropole ou similaire.

4e jour, le mercredi 21 février 2018 : Mysore – Shravanabelagola - Hassan (160 km)
Sur le chemin de Hassan se tiennent ce jour les festivités de Shravanabelagola.
La statue de Gomateshwara sur les collines de Vindhyagiri reflète la vie des rois, des ermites, des mystiques et ascètes d’autrefois.
Sculptée entre 978 et 983, mesurant 22m de haut, elle représente Gomateshwara – également connu sous le nom de Bahabuli - le fils du premier Tirthankara, Adinath, l’un des êtres éveillés du jaïnisme..
Le Mahamastakabbisheka a lieu tous les 12 ans; c’est à cette occasion que la représentation est ondoyée afin de faciliter l’accès au nirvana. Bahubali serait le symbole final de la libération jaïne et aussi son idéal.
Fils du premier Tirthankara, Bahabuli et son frère Bharat se retrouvèrent à la tête de vastes royaumes suite au renoncement de leur père. Bahubali, défié par son frère Bharat pour l’accession au trône, se battit contre lui. Bien que Bahubali en sortit victorieux, il fut soudainement frappé par la futilité de cette lutte et renonça à son royaume et à tous les autres plaisirs mondains. Il entra en profonde méditation pendant un an et atteignit l’état de béatitude, Kevali Arihantha. Il demeura en position debout pendant des mois, jusqu’à ce que des lianes grimpent sur lui. Le prier aide à la libération.

NB : Le jour-clé du festival est le 17 février... pourtant nous n’y serons pas. La raison en est simple, les embouteillages et les passe-droits qui seront donnés aux 5 000 personnalités de la région. Autant dire que nous n’aurions aucune chance d’approcher. Les autres jours concernent les “vrais” fidèles, ceux qui ont parcouru des milliers de kilomètres pour ce grand rituel. Nous serons à leurs côtés.
Continuation vers Hassan et nuit à l’Ashook Hotel ou similaire.

5e jour, le jeudi 22 février 2018 : Hassan – Belur – Halebid – Hassan (110 km)
Belur et Halebid furent, entre les 10e et 13e siècles, capitales d'une dynastie prestigieuse, les Hoysala. Leurs souverains firent ériger une série de temples où dieux et déesses se jouent à l’infini des parois. L'emploi de la stéatite, pierre aisée à travailler, permit l'exécution de parures et vêtements d’une finesse inégalée.
Le temple de Chennakeshava de Belur est une merveille architecturale. Construit sur un plan en étoile qui élargissait le champ d’action des sculpteurs-ciseleurs, les nombreux et admirables reliefs relatent des scènes de batailles et religieuses.
À Halebid, le temple de Hoysaleshwara apparaît comme un joyau d’orfèvrerie par la qualité de ses sculptures. Aucun détail ne fut négligé dans cet époustouflant récapitulatif des grands mythes hindous, mais surcharge et maniérisme annoncent déjà un certain déclin.
Retour à Hassan et nuit à l’Ashook Hotel ou similaire.

6e jour, le vendredi 23 février 2018 : Hassan – Hospet (350 km)
Une journée de route à travers le plateau du Karnataka nous offrira un exemple saisissant des progrès agricoles accomplis par l’Inde depuis l’époque d’Indira Gandhi : réforme de la tenure foncière, révolution verte s’appuyant sur la construction de barrages et réservoirs ont permis la mise en place d’une agriculture semi-intensive. Un cheminement lent et parfois fatigant mais aussi l’occasion de rencontrer le vrai visage agraire de l’Inde d’aujourd’hui.
Installation pour trois nuits à l’hôtel Royal Orchid Hospet ou similaire.

7e et 8e jour, les samedi 24 et dimanche 25 février 2018 : Hospet – Hampi – Hospet (80 km)
Capitale du dernier grand royaume hindou de Vijayanagar, Hampi fut érigé sur un gigantesque chaos granitique où, selon la tradition, maints épisodes du Ramayana se déroulèrent. De cette origine sacrée naquit une multitude de temples illustrant la grande épopée, aussi bien sur leurs murs d’enceinte que sur de somptueux piliers de pierre noire.
Nous passerons deux jours à sa découverte, à un rythme tranquille, pour mieux apprécier la beauté du paysage où rizières, bananeraies et cocotiers se faufilent entre les rochers de granit rose. La rivière Tungabhadra qui baigne la ville rend le lieu encore plus enchanteur.
Ce site de 2 600 hectares fit l’admiration des voyageurs musulmans et européens qui le visitèrent entre le 14e et le 16e siècle. Cité cosmopolite pour son époque, habitée par quelque 500 000 personnes, les souverains s’ouvrirent aux influences, arabisantes pour l’architecture civile, et occidentales pour les constructions militaires.
Nous consacrerons notre temps aux monuments les plus significatifs : les temples d’abord, tel le Virupaksha, dominé par un gigantesque gopuram à neuf étages, celui de Parvati, où chaque année son mariage avec le dieu Shiva est célébré, le sanctuaire de Krishna aussi, d’une belle retenue, alors que l’Hazara Rama est cerné d'un mur d'enceinte sur lequel courent de remarquables bas-reliefs de scènes du Râmâyana. Sans oublier le Vitthala dédié à Vishnou.
Puis des statues tout aussi originales, du petit au grand Ganesh, et l’incomparable homme-lion, le quatrième avatar de Vishnu, haut de près de 7 mètres.
Et enfin, la Cité par excellence : l’immense Mahanavami Dibba d’où le roi célébrait chaque année le rituel de dasara, le quartier des femmes à l’élégant pavillon à deux étages, l’éléphanterie ... et bien d’autres encore.
Afin de profiter du charme du site et de son ambiance à nulle autre pareille, nous pique-niquerons sur place.
Retour à Hospet et nuits à l’hôtel Royal Orchid Hospet ou similaire.

9e jour, le lundi 26 février 2018 : Hospet - Badami (150 km)
Une matinée de route pour atteindre Badami.
Alors que le 6e siècle sonne le glas de l’empire Gupta, la dynastie Chalukya remet au goût du jour le brahmanisme. Une de leurs capitales, Badami, tire sa célébrité de ses quatre sanctuaires rupestres creusés à flanc de colline.
Les grottes offrent de splendides hauts-reliefs, arcs en console, chapiteaux et piliers sculptés de scènes mythologiques de toute beauté où dominent vivacité, équilibre et précision de formes.
Une flânerie près du petit lac égaillé de quelques sanctuaires mineurs ou bien encore une vue panoramique du sommet de la colline surplombant la ville complèteront agréablement notre découverte de Badami.
Installation pour deux nuits au Badami Court Hotel ou au Krishna Heritage.

10e jour, le mardi 27 février 2018 : Badami – Pattadakal - Aihole – Mahakuta – Badami (80 km)
Pattadakal et Aihole sont de somptueux sites, éminents représentants du classicisme indien.
Les divinités hindoues s’étant détachées des bas-reliefs pour devenir statues, le temple devait se libérer de la falaise pour devenir montagne divine. Et les plus beaux exemples de cette évolution se trouvent à Aihole, première capitale des Chalukya, comme en témoigne le plus ancien des temples daté de 634. Un nombre impressionnant d’édifices a par ailleurs été consacré à Durga et à Shiva et tous rivalisent d’originalité.
À Pattadakal, le défi soulevé par une nouvelle architecture construite en pierre a été relevé. Les vimana ou tours sont autant d’essais fructueux où se marient élégamment arts Pallava et Chalukya. Les temples sont dédiés au culte brahmanique et dégagent vers le ciel de très beaux sikhara.
Sur le chemin du retour nous ne manquerons pas de nous arrêter à Mahakuta, situé dans un creux de vallée ombragé de grands arbres. L'ambiance est agréable et recueillie. Le temple de Mallikarjuna, forme guerrière de Shiva, au bord d’un bassin à ablutions sacrées est précédé d’un beau Nandi.
Nuit au Badami Court Hotel ou au Krishna Heritage.

11e jour, le mercredi 28 février 2018 : Badami - Bijapur (130 km)
Le temps sera alors venu de prendre la route pour Bijapur, celle qui fut au cœur de sa steppe aride l’une des plus brillantes capitales du Deccan musulman, née de l’éclatement du Sultanat des Bahmani. Elle connut son apogée aux 16e et 17e siècles.
Une première découverte nous conduira au Gol Gumbaj, impressionnant mausolée projetant sa coupole à 54 mètres de hauteur, et à la Jami Masjid au fin mihrab.
Mais le patrimoine de Bijapur est aussi varié que riche car ses sultans, à la tête d’une jolie fortune, érigèrent de puissants édifices de tradition indo-mauresque. Les remparts de la vieille ville, renforcés de quatre-vingt-seize bastions, furent un chef-d’œuvre d’architecture militaire et l’un des plus grands canons du monde, tout à fait original, y a trouvé sa place. Le mausolée d’Ibrahim Rouza déploie son élégante sobriété et sa belle symétrie alors que bassins et nécropoles épars permettent d’imaginer les fastes d’un temps bien révolu.
Nuit au Basava Residency.

12e jour, le jeudi 1er mars 2018 : Bijapur – Gulbarga (170 km)
Matinée de route vers Gulbarga, capitale des Bahmani avant qu’ils ne fondent Bidar. L’imposante citadelle est la plus ancienne, la plus sobre et la plus dure au regard. Elle n’en paraît que plus inexpugnable par sa construction en pierres noires alors que la mosquée Jami présente une architecture sans fioritures, à l’image d’un art défensif qui cherchait encore à s’affirmer.
Une promenade au bazar complètera agréablement notre approche de Gulbarga ainsi que la visite du Dargah de Banda Navaj, image vivante et surprenante de l’islam soufi où les derviches sont devenus de vrais saints à qui l’on vient demander… ciel et terre !
Nuit au Lumbini Grand.

13e jour, le vendredi 2 mars 2018 : Gulbarga – Bidar (120 km)
Notre chemin se poursuivra vers Bidar qui succéda à Gulbarga au rang de capitale. Sensibles aux plaisirs et raffinements de ce monde et leur puissance maintenant bien établie, les souverains prirent goût au luxe et furent prolixes en palais, forteresses et fondations pieuses, miroirs de leur pouvoir. Le Fort en est une magnifique réalisation, tout comme la madrasa Mahmud Gawan de style persan ou encore les mausolées Ashtur.Nuit au Shiva International Hotel ou Sapta International Hotel.

14e jour, le samedi 3 mars 2018 : Bidar - Hyderabad (150 km)
Environ trois heures de bonne route et entrée dans Hyderabad, la bouillonnante capitale du dernier né des Etats, le Telangana, et de l’ancien Andhra Pradesh.
La vieille ville nous charmera par son imposante mosquée, la Mecca Masjid, son arc de triomphe monumental, le Charminar, tout comme par ses bazars colorés à l’atmosphère typiquement orientale.
Nuit à l’Hôtel Hampshire Plaza ou similaire.

15e jour, le dimanche 4 mars 2018 : Hyderabad – Golconde / Paris (80 km)
Golconde... mot magique s’il en est. En 1512, Quli Qutb Shah règne depuis Golconde et la dynastie se maintiendra jusqu'en 1590, année durant laquelle la capitale est transférée à Hyderabad.
Ce fabuleux fort perché sur une colline de 120 m, enferme la ville dans ses 11 km et, si elle n'est plus qu'un champ de ruines après le passage d’Aurangzeb, il subsiste notamment la Fath Darvaza, la « Porte de la victoire », plusieurs petites mosquées et vestiges de palais, une armurerie et les 87 bastions.
Les différentes dynasties tirèrent leurs richesses des mines de diamants de la région. En témoigne le musée de Salar Jang, capharnaüm d’esthète du dernier vizir; on y admire de délicates calligraphies et miniatures, de magnifiques bronzes Chola ou encore sa collection d’art oriental.

Quelques chambres seront à disposition avant votre transfert à l’aéroport en fin d’après-midi.
Vols de retour non direct pour Paris (à déterminer le moment venu selon les meilleures conditions).

16e jour, le lundi 5 mars 2018 : Arrivée à Paris



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