Circuits en Inde
Les temples-cités du Tamil Nadu
Les dieux en fête au Kerala, à l’occasion des “pooram” et “theyyam”


Du 14 au 30 avril 2018
Dates pouvant “glisser” de quelques jours; décision finale 2 mois avant départ
Accompagné par Anne-Marie Wirja

Tamil Nadu et Kerala, deux états de l’Inde du Sud, deux visages, deux caractères. Et c’est ainsi que le sud du sous-continent va conjuguer allègrement beauté des paysages, richesse culturelle et ferveur religieuse.

Voyager dans le monde dravidien, c’est d’abord s’immerger dans des temples-cités qui métamorphosent les villes en cités-temples, car ces sanctuaires somptueux et démesurés en sont le centre cosmique, tel le temple de Madurai. Avec un passé glorieux et une culture vivante grâce à des institutions qui la préservent, le Tamil Nadu apparaît comme la concrétisation d'un rêve de voyageur. Mais il ne se résume pas qu’à des lieux de culte; un artisanat délicat y a élu domicile, de soieries en terracotta, du travail de la pierre en travail des métaux. Sans oublier Pondichéry, au charme colonial, et le Chettinad, jadis riche région aux opulentes demeures de ces commerçants qui tentèrent l’aventure en Asie du Sud-est.

Au Tamil Nadu répond insolemment le Kerala, par sa luxuriance naturelle, par ses plantations - poivre, cannelle, gingembre, thé, tabac –, et son réseau de canaux constituant les backwaters de l’arrière-pays; ce délicieux cadre, outre sa flore, peint les couleurs et le quotidien de l’Inde. Qui ne serait pas ce qu'elle est sans ce tourbillon de vie qui nous suit et poursuit à chaque détour, sans ces villes tentaculaires, oscillant entre tradition et modernité, ces maisons cossues, langueur coloniale anachronique, et un présent anarchique.

Le Kerala fait aussi image d’exception en Inde car l’immense majorité de sa population y est alphabétisée, tout en maintenant des coutumes atypiques, éloignées de ce monde moderne, et une vie culturelle intense, à l’image des pooram et theyyam.

Programme (les lieux que vous visiterez sont mentionnés en caractères gras)

1er jour, le samedi 14 avril 2018 : Départ de Paris
Vol non direct pour Madras, à déterminer selon les horaires et les opportunités du moment.


2e jour, le dimanche 15 avril 2018 : Arrivée à Madras (Chennai)
Arrivée à Madras, transfert à l’hôtel Savera (ou similaire), repos bien mérité et nuit !
NB : Selon l’horaire d’arrivée, nous verrons si nous pouvons débuter la visite de la ville à un rythme détendu, en première approche.


3e jour, le lundi 16 avril 2018 : Madras (Chennai)
On doit la fondation de Madras, la capitale de l'Etat du Tamil Nadu, à Francis Day, un entrepreneur de l’East India Company, qui obtint en 1639 un lopin de terre pour y entreposer ses marchandises. Le Fort St George, la Cathédrale St Thomas et quelques autres bâtiments sont les témoins de l'aventure coloniale.
Nous ne manquerons pas la visite du Musée national, célèbre pour sa collection de bronzes, suivi d’une plongée dans le quotidien de cette ville palpitante, dans les bazars du quartier de Royapettah ou autour du temple de Kapaleeswarar.
Nuit à l’hôtel Savera ou similaire.


4e jour, le mardi 17 avril 2018 : Madras (Chennai) – Kanchipuram (70 km /2 heures de route) – Mahabalipuram (70 km / 1 ½ heure de route)
En route pour Kanchipuram, “la Ville d'Or”, l'une des sept villes sacrées de l'Inde ancienne. Elle fut capitale du 4e au 9e siècle sous la dynastie des Pallava, puis sous celle des Chola qui les dominèrent. Ici se rencontrent les plus anciennes expressions de l'art hindou du Sud de l'Inde, qui marquèrent les constructions dravidiennes postérieures. Parmi la centaine de temples, retiendront notre attention les trois plus célèbres : le Kailashanatha, où les sculptures sont aussi variées que complexes, l’Ekambareshwara, lieu le plus saint, qui domine la cité de son gopuram de onze étages, alors que le Varadarajaperumal nous offre ses piliers remarquablement ciselés.
C’est aussi la ville des soieries, que nous admirerons.

Notre étape suivante sera Mahabalipuram.
Une petite pointe rocheuse et une anse ont suffi, sur une côte inhospitalière, pour que la dynastie des Pallava en fît un port important. Des établissements civils ou militaires, probablement en matériaux légers, rien n'a survécu; seuls subsistent les vestiges religieux tirés de la pierre, datant des 7e et 8e siècles. Et quels vestiges! “La descente du Gange”, gravée sur une falaise, dépeint le fleuve comme source de vie et de joie : dieux et déesses, génies et monstres, nagas et naginis, princes et princesses, couples d'animaux dignes d'une arche de Noé sont le fruit de l'exubérante vision de l'artiste. Son talent de composition et son habileté plastique se révèlent dans le modelé et la souplesse des longs corps nus.
S’embrasant aux derniers rayons de soleil est le “Temple du rivage” dédié à Shiva. Pour la première fois, le sanctuaire se libéra de la falaise, d’excavé il devint bâti, pour se faire montagne divine. Et le défi soulevé par une nouvelle architecture construite a été relevé.
Les ateliers de tailleurs de pierres sont célèbres ici... ils nous permettront d’imaginer combien fut lourde la tâche d’édification des temples.
Nuit à l’hôtel Ideal Beach Resort ou similaire.


5e jour, le jeudi 22 février 2018 : Mahabalipuram – Pondichéry (Puducherry) – Chidambaram (160 km/ 3 heures de route)
Pour affiner notre découverte de Mahabalipuram, rendons-nous aux “cinq rathas”.
Ratha signifie “char de procession” et l'artiste a imaginé pour son monument un char de pierre évoquant les cheminements des dieux au milieu de leurs fidèles. Ces monolithes, creusés et accomplis, ont exploité les formes naturelles des boules de granite. Ils portent les noms des cinq frères Pandava du Mahabharata et de leur épouse commune, Draupadi.
Notre dernière visite sera d’ailleurs pour un gros bloc de granite, “la boule de beurre de Krishna”, que le dieu espiègle et gourmand laissa échapper!

Route pour Pondichéry, autrefois modeste village de pêcheurs puis comptoir français. Elle fut rattachée à l'Union indienne en 1954 mais elle dégage toujours une atmosphère particulière. En cyclopousse, nous flânerons dans “la ville blanche” endormie dans ses souvenirs autour de ses riches maisons coloniales, ses églises et cimetière.
Nous visiterons également l'ashram de Sri Aurobindo prêchant paix et spiritualité universelle, et qui fut médiatisé par la présence de “la Mère”.

Reprenant notre chemin, notre dernière étape du jour est Chidambaran, remarquable pour son temple de Nataraja, l'un des grands sanctuaires de l'Inde dravidienne. Foyer religieux entouré de plusieurs murs d'enceinte percés de gopuram, l'intérieur foisonne d’autels, de salles de danse ou de réunion pour les brahmanes, de bassins et cours où circulent une multitude de dévots chargés de guirlandes de fleurs pour les offrandes. Le saint des saints, au toit couvert d'or, est l’endroit où Shiva aurait exécuté sa danse cosmique. Rien d’étonnant à ce que les 108 poses traditionnelles reprises par le Bharata Natyam y fussent gravées dans la pierre! Nous nous y rendrons pour la prière du soir.
Nuit au Lakshmi Villas ou similaire.

6e jour, le jeudi 19 avril 2018 : Chidambaram – Gangaikondacholapuram - Kumbakonam – Darasuram - Tanjore (Tanjavur) (150 km/ 3 heures de route)
La route pointant vers Tanjore est émaillée des merveilles laissées par les souverains Chola. Difficile d’imaginer que le modeste village de Gangaikondacholapuram fût au 11e siècle la capitale de la puissante dynastie. De cette ville, construite par Rajendra 1er pour commémorer sa campagne au-delà du Gange, seul le temple de Brihadishwara, solitaire et nostalgique, nous est parvenu. Réalisation exemplaire de style dravidien à l’élégante statuaire, il est dédié à Shiva-Rudra.

Poursuivons vers Kumbakonam, fameux centre de pèlerinage de l'Inde du Sud, qui rassemble tous les douze ans des foules considérables autour de son bassin sacré, le Mahamakam, lorsque ... le Gange le remplit miraculeusement ! Le temple de Shiva Kumbeshvaran est le plus connu et ses gopuram brillent de statues très colorées, comme elles l'étaient à l'époque de la construction.

A Darasuram, nous nous attarderons au temple d’Airavatesvara datant du 12e siècle, l’un des quatre sanctuaires primordiaux érigés par la dynastie des Chola. Monument remarquable par son homogénéité architecturale et sa grande richesse décorative, il a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 2004, aux côtés du Brihadishwara de Gangaikondacholapuram.

En route vers Tanjore, Swamimalai maintient sa tradition ancestrale de coulage des bronzes à la cire perdue, selon la technique qui permit de réaliser les plus belles pièces de l’art des Chola et de Vijayanagar. Nous visiterons la fabrique Rajan qui fait référence en la matière.

Située dans le riche delta de la Kaveri et grenier à riz de l'Inde du sud, la très ancienne cité de Tanjore est prestigieuse à plus d'un titre. Son grand temple de Brihadishvara, dont Shiva est le dieu tutélaire, conjugue avec bonheur rigueur symbolique, organisation spatiale élaborée, délicatesse des peintures et monumentalité. Sa tour vimana, la plus haute du pays, est couronnée d’un bloc monolithe de 80 tonnes! Cette audace architecturale est aussi la plus belle des offrandes à la gloire de ses rois.
Nuit à l’hôtel Idea River View ou similaire.


7e jour, le vendredi 20 avril 2018 : Tanjore (Tanjavur) – Tiruchirapalli (Trichy) - Chettinad (200 km/ 4 heures de route)
Si les demeures des dieux sont particulièrement brillantes à Tanjore, celles des souverains le furent également! Le palais fut construit par les Nayak au 16e siècle puis agrandi par les Marathes. Dans ce dédale princier, le Darbar attire le regard; cette salle d’audience impose ses hauts piliers peints et stucs finement travaillés alors que sa collection expose les regalia du 19e siècle et de magnifiques bronzes. La Saraswati Mahal existe quant à elle depuis 450 ans. Elle abrite livres, œuvres musicales et picturales de nombreuses générations de savants et d’artistes du sud de l’Inde.

Après quelque 60 km, nous voici à Trichy, ville singulière bâtie au pied d'un formidable piton rocheux qui domine la plaine. Cette forteresse du temps des Chola était le verrou de la conquête de l'Inde du Sud.

A quelques encablures de la cité, le temple de Ranganatha Swamy se dresse sur une île dessinée par la rivière Kaveri. Le temple-ville, qui déploie son immensité le long de ses sept remparts successifs, est un bastion du vishnouisme. Depuis la nuit des temps, chaque souverain voulut y honorer le dieu par des adjonctions successives et en offrant toujours plus de richesses. La foule des fidèles, le foisonnement d'enceintes et de gopuram, de cours hypostyles et temples annexes font de ce sanctuaire un lieu magique.

Notre dernière étape du jour sera Chettinad, surprenante s’il en est! C’est le pays des Chettiar, caste de marchands-usuriers qui s’est enrichie sous l’Empire britannique en commerçant en Asie du Sud-est. Restés attachés à leur terre natale, ils y construisirent de somptueuses demeures reflet de leur réussite. Ces maisons palatiales furent élevées entre la fin du 19e et le début du 20 siècle, métissant l’architecture tamoule à l’occidentale pour un résultat unique en Inde! Elles sont recensées au nombre de 10 000 réparties dans les 73 villages du Chettinad!
Nuit à la Chettinad Mansion (ou similaire).


8e jour, le samedi 21 avril 2018 : Chettinad - Madurai (200 km/ 3 heures de route)
Fin de la visite de Chettinad, le long de ses ruelles et palais où de nombreux artisans ont aussi établi demeure.

Madurai... la ville-cité peut-être la plus connue du Sud de l’Inde, la capitale culturelle tamoule et un haut-lieu de l’hindouisme. Nous débuterons par les fastes de ce monde au palais de Tirumalai Nayak, édifié au 17e siècle, savant cocktail d’art indo-mauresque rehaussé d’une certaine influence italienne.

Le temple de Meenakshi Amman nous accueillera pour les prières du soir et en particulier le coucher de Shiva. Ce sanctuaire est le cœur de la ville, son pouls, son âme. Il n'est pas dédié à un dieu mais à un couple, celui de Meenakshi, déesse locale assimilée à Parvati et de son divin époux, Shiva… Dans ce temple double, labyrinthique, foisonnant de chapelles annexes et de sculptures, la foule à longueur de journée se presse pour prier, invoquer, et aussi flâner et bavarder sous la protection divine.
Nuit à l’hôtel JC Residency (ou similaire).


9e jour, le dimanche 22 avril 2018 : Madurai – Alleppey (Alappuzha) - (300 km, 8 heures de route)
Longue journée de voyage pour quitter l’État du Tamil Nadu et entrer dans celui du Kerala, basculant en zone littorale. La route se faufile entre les plantations - thé, poivre, cardamome, café – et les forêts denses. Les Ghâts occidentaux, que nous descendrons en un trajet sinueux, ont protégé la bande côtière des incursions d'envahisseurs venus de l'intérieur des terres; aussi la région a-t-elle regardé vers le large, ouverte sur le monde par le biais du commerce maritime. La personnalité du Kerala s’est forgée dans ce moule original.
Nuit à l’hôtel Maria Heritage ou similaire.


10e jour, le lundi 23 avril 2018 : Alleppey (Alappuzha) – Cochin (Kochi) - (65 km, 1 ½ de route)
Allepey, petite ville charmante, fut jadis une escale des marchands arabes et chinois. Nous y embarquerons pour une croisière dans les Backwaters, dédale de canaux bordés de végétation luxuriante. Utilisés également pour le transport des épices, du riz, du cuir, etc., les Backwaters permirent le développement de la région.
Ce sera un agréable moment : beauté des paysages, faune, flore, un village par-ci, un temple par-là et quelque arrêt pour découvrir le travail du coir (traitement de la fibre de noix de coco).

Dans l’après-midi, retour sur la terre ferme et poursuite vers Cochin. Les carrelets chinois, indissociables de la ville, sont un vestige probable de l'expédition chinoise des Ming, dirigée par Zheng He, qui passa par le Kerala avant l'arrivée des Européens
Possibilité le soir d’assister à un spectacle de kathakali (en option).
Nuit à l’hôtel Arches ou similaire.


11e jour, le mardi 24 avril 2018 : Cochin (Kochi)
Comptoir portugais dès le 16e siècle, puis ville hollandaise avant d'être anglaise, Cochin vit encore dans le parfum des épices, poivre, cannelle, cardamome ou encore muscade.
Nous nous attarderons à l’église Saint-François où fut déposée la dépouille de Vasco de Gama qui s’éteignit à Cochin en 1524; au Palais hollandais qui abrite le plus bel ensemble de fresques du Kerala, évoquant l'épopée du Ramayana et la vie du dieu Krishna, tout comme à la synagogue qui le jouxte car Cochin s'enorgueillit de sa petite communauté juive, réfugiée ici probablement lors de la destruction du temple en 70. Cette cité invite à la flânerie le long de ses rues pittoresques et dans ses marchés aux épices.
Dans l’après-midi, une escapade nous conduira au Palais de la colline, datant de 1865, et qui était le centre administratif des rajas de Cochin. Il abrite des collections de peintures, de sculptures, de bijoux, d'armes et d'inscriptions.
Possibilité le soir d’assister à un spectacle de Kalaripayattu, art martial originaire du Kerala (en option).
Nuit à l’hôtel Arches ou similaire.


12e jour, le mercredi 25 avril 2018 : Cochin (Kochi) – Trichur (Thrissur) - (90 km, 2 heures de route)
Route vers Thrichur. Cette petite cité animée, construite autour d’un piton rocheux, est l’ancienne capitale du royaume de Cochin; ses nombreux dirigeants, qu’ils soient les Zamorins de Calicut ou les Européens, ont modelé le destin de la région.
En toute liberté, nous vagabonderons dans l’univers keralais : le quartier des joaillers traditionnels, le grand marché local en plein air et, petite surprise, un artisan fondeur qui produit selon des procédés ancestraux les lampes à huiles et représentations hindoues destinées aux temples de la région.
Nuit au Joys Palace Hotel ou similaire.
NB : Ces visites ne seront réalisées que si le temps le permet, selon le programme des festivités liées au pooram.


13e jour, le jeudi 26 avril 2018 : Le festival pooram de Trichur (Thrissur)
Le pooram (littéralement « rassemblement ») de Trichur, est l'un des festivals les plus célèbres et les plus spectaculaires du Kerala qui se déroule après les moissons d'été. Il est nommé « Le pooram de tous les poorams » et il fut organisé pour la première fois en 1798, par le souverain de la principauté de Cochin. Il est en relation avec le temple principal de Vadakkunnatha, surplombant la ville de son éminence. Les sanctuaires mineurs alentour vont participer aux festivités en se rattachant à l’un des deux groupes organisateurs, situés à l’Ouest et à l’Est.
Même si Shiva est le dieu principal, d’autres divinités sortent au crépuscule – seul moment de l’année où elles quittent l’enceinte sacrée - sur des éléphants richement caparaçonnés. Ils sont parés de nettipattam (décoration frontale dorée), de breloques multicolores, de clochettes et, sur leur dos, des brahmanes habillés tout de blanc, torse nu, tiennent d’immenses ombrelles. Le public applaudit, entonne une série de bhajans ou chants dévotionnels au son des trompettes et tambours.
A la dimension religieuse il convient de rajouter ses aspects artistiques et esthétiques qui donnent lieu à des compétitions entre les groupes principaux, pour savoir qui présenta le plus bel éléphant et les ombrelles les plus impressionnantes.

Nuit au Joys Palace Hotel ou similaire.


14e jour, le vendredi 27 avril 2018 : Trichur (Thrissur) – Kannur (290 km, 6 heures de route))
Départ matinal pour Kannur.
En cours de route, arrêt à Cheruthuruthy et visite du Kalamandalam, centre majeur d'apprentissage des Arts du spectacle, la plus prestigieuse école de tout le Kerala dans ce domaine. Le Kalamandalam a réussi à combiner les méthodes traditionnelles du Gurukula (résidence des disciples chez le maître) et les méthodes modernes des universités.
Poursuite vers Kannur, charmante petite ville qui se situe entre la mer et les collines du Kerala, connue pour ses métiers à tisser manuels et ses cigarettes beedi. Le vieux quartier fortifié des moplah (descendants des enfants issus de mariages mixtes entre les marins arabes et les femmes indiennes), aux ruelles tortueuses, renferme plusieurs mosquées et un ancien palais.
Nuit à l’hôtel Costa Malabari ou similaire.


15e jour, le samedi 28 avril 2018 : Les theyyam à Kannur
Les theyyam, danses rituelles du Kerala, sont des cérémonies socioreligieuses participant au culte des héros et des esprits ancestraux, en une débauche de couleurs, de ferveur et d’enthousiasme populaire. Chaque village l’exécute en relation avec le kavu, le sanctuaire local, car un tel rituel assurerait le bien-être de la société et de la famille. Ici se conjuguent musiques, danses et aspects tribaux.
Les theyyam sont essentiellement exécutés par des hommes de basses castes et sont l’occasion de rendre tangible, palpable, la présence des dieux au travers d’une incarnation humaine. Que l’esprit soit d’origine tribale ou au contraire un « dieu moderne », les mythes et croyances vont bon train sur l’apparition de sorcières et démons, de divinités animalières diverses ... jusqu’aux actes des héros et ancêtres locaux.
Le mot même de theyyam évoque une image enchanteresse et belle. Le theyyam, c’est un personnage bien campé et richement vêtu, un visage rouge, un jeu d’expressions, yeux noirs et lèvres vermillon, large pectoral métallique et une coiffe sophistiquée. L’homme transmuté en dieu apparaît dans la cour du sanctuaire, secouant ses bracelets et sifflant comme un serpent. Alors que le début des interventions s’apparente à un théâtre dansé très codifié, rapidement le magico-religieux s’impose ainsi qu’une relation complexe entre le médium et le dévot …
Un theyyam peut durer d’une nuit à trois jours... préparons-nous à de longues veilles divines....

Nuit à l’hôtel Costa Malabari ou similaire.


16e jour, le dimanche 29 avril 2018 : Kannur – Calicut (Kozhikode) - (90 km, 2 heures de route) / Paris
Route vers Calicut pour notre vol de retour, non direct.
A déterminer selon les horaires et opportunités du moment.


17e jour, le lundi 30 avril 2018 : Arrivée à Paris



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