Circuit en Indonésie
Découverte insolite de Sulawesi (Célèbes)
Célébrations de la fondation du Royaume de Bone


Du 23 mars au 10 avril 2018
Accompagné par Anne-Marie ou Juwana Wirja

Intrigante par sa forme d'étoile de mer posée sur l'océan indien, Sulawesi ou Célèbes l'est plus encore par la diversité de ses ethnies qui vont rythmer notre aventure.

Au cœur de l’île, l’étrange culture torajanaise est souveraine. Les maisons élégamment incurvées présentent couleurs et dessins codifiés, les «morts au balcon » regardent vivre leurs descendants alors que le buffle, acteur principal des cérémonies funéraires, accompagne le défunt dans sa recherche du paradis. Un monde troublant où la mort régit le quotidien.
Dans ce creuset de peuples qu’est Célèbes, les « gens des terres », tels les Torajanais, s’opposent aux « gens des mers », à l’instar des Bugis, intrépides navigateurs qui ont régné sur l’océan indien. Les impressionnants chantiers navals de Bulukumba perpétuent la tradition et des centaines de voiliers, penisi et autre jarangka, prennent ainsi la mer chaque année. Bien qu’ils continuent de sillonner l’Archipel, les Bugis sont aussi devenus des agriculteurs émérites et leurs rizières déroulent leur tapis vert, égayé de leurs maisons de poupée, colorées et pimpantes.
De-ci de-là persistent des croyances préislamiques. Les mânes des princes sont honorés d’offrandes par des prêtres-travestis dits Bissu alors que les Konjo, les « hommes en noir », refusent une intégration au monde moderne et s’isolent dans une société aux règles implacables d’austérité.
Témoin d’un passé plus ancien encore et universel, le culte des pierres dressées a vécu dans l’énigmatique Vallée de Besoa où jarres et statues luttent contre l’enfouissement.

Et partout, omniprésente et compagne fidèle de nos pérégrinations, une nature inégalée offrant ses montagnes déchiquetées, ses vallées profondes, ses rizières lumineuses ou ses rivages turquoise.


Les célébrations de la fondation du Sultanat de Bone
Face à un monde en mutation rapide, les anciennes principautés - ainsi que d’autres municipalités - célèbrent chaque année leur fondation, pour ne pas oublier leurs racines, en un vibrant hommage aux ancêtres.
Arung Palakka fut le héros de ce lointain royaume du 17e siècle et chaque année ses reliques sont ondoyées. Entreront en scène les Bissu menant le rituel aux paroles extatiques et se laissant pénétrer des esprits. A l’extérieur de ce monde mystique, défilés, parades, concours, chants et danses déferlent sur la ville!


Programme (les lieux que vous visiterez sont mentionnés en caractères gras)

Jour 1, le 23 mars 2018 : Paris / Jakarta / Palu
Vol non direct en direction de Palu.
A déterminer selon les opportunités du moment.

Jour 2, le 24 mars 2018 : Jakarta / Palu
Atterrissage à Palu et transfert au Swiss Belhotel (bel établissement) ou similaire. Repos et nuit.

Jour 3, le 25 mars 2018 : Palu – Wasa – Doda (Vallée de Besoa)
De Palu à Palolo une jolie route se faufile entre rizières et plantations fruitières où la vie se fait douce. Les villages portent d’ailleurs les noms de « bonheur » ou « d’éden ».
Un pas plus loin, vers Wasa, nous nous enfoncerons dans le mystère de la forêt tropicale des Monts Nokilalaki, situés dans le parc national de Lore Lindu.
Et au bout du chemin se révélera la Vallée de Besoa, havre de paix et de rizières éclatantes. C’est à Doda que nous nous installerons, coquet village avec ses allées de sable blanc.
Logement chez l’habitant.

Jour 4, le 26 mars 2018 : Vallée de Besoa
Une journée d’aventures à pied à la recherche des mégalithes oubliés de la Vallée de Besoa où, au cœur d’un paysage bucolique ondoyant de ses champs et collines, d’extraordinaires rencontres nous attendent.
Au sommet d’un plateau balayé des vents s’étend le vaste site de Pokekea. Ici sont mystérieusement éparpillées d’immenses jarres, sculptées de visages pour certaines, et offrant de lourds couvercles décorés d’animaux à têtes humaines. Deux statues d’hommes semblent monter la garde, regardant le Sud de leurs grands yeux interrogateurs.
Dans la vallée ou sur le flanc des collines, ils ont de nombreux « petits frères » épars qui sont le plus souvent accompagnés de dizaines d’urnes. Nous visiterons entre autres Lempe et rendrons visite à Tadulako, dit le général en chef, de par sa coiffe. S’agit-il de la représentation des ancêtres déifiés ? Tous ont gardé leur secret. Les urnes sont-elles des tombes ? Des caches à trésor comme le prétendent les jolies légendes locales ? A chacun de conduire sa rêverie….
Logement chez l’habitant.

Jour 5, le 27 mars 2018 : Doda – Watutau – Poso – Tentena
Notre remontée vers Poso, en bordure de la baie du même nom, pourrait se révéler difficile en ces zones peu fréquentées et soumises à de fréquents glissements de terrain.
Dans le cadre idyllique de Poso se sont pourtant déroulés de sanglants affrontements entre communautés chrétiennes et musulmanes. Un petit rappel de la complexité ethnico-religieuse de ce pays qui n’est pas qu’une image d’Epinal… Là est aussi le voyage authentique …. Reste à essayer de continuer à vivre ensemble…
Nous poursuivrons notre route vers Tentena situé sur les berges du Lac Poso.
Nuit au Dolidi Ndao Towale, tranquillité et charme assurés.

Jour 6, le 28 mars 2018 : Tentena – Palopo
Le lac Poso est étonnamment sauvage, enserré dans un cirque de montagnes et baigné d’eaux cristallines. Nous le traverserons dans toute sa longueur pour atteindre Pendolo en deux heures de navigation paisible.
Ce sera là notre dernier regard sur Sulawesi-Centre, avant de dévaler les Monts Peruhumpenai plongeant abruptement vers la Baie de Bone. Seront de nouveau au rendez-vous rizières et rivages lumineux le long de l’axe Wotu - Palopo.
Palopo fut fondée vers 1620, sous le règne du deuxième roi musulman qui y éleva la plus ancienne mosquée de Célèbes-Sud. Elle est construite avec des blocs de corail blanc et présente un toit à trois niveaux représentant l'ancien cosmos austronésien. Le poussiéreux palais colonial abrite un musée des traditions et histoire des Bugis.
Nuit à Palopo à l’hôtel Platinum (ou similaire).

Jour 7, le 29 mars 2018 : Palopo - Rantepao
Une dernière grimpée et le pays toraja dévoilera sa parure naturelle où jungles, montagnes acérées et forêts de pins seront au rendez-vous d’une nature grandiose.
Début des visites.
Nuit au Luta Hotel (ou similaire).

Jours 8 et 9, les 30 et 31 mars 2018 : Rantepao et Pays toraja
Les rante, champs de menhirs érigés lors des grandes cérémonies mortuaires, vieux cimetières accrochés aux falaises où président les tau-tau, effigies des ancêtres nobles déifiés, et les tongkonan, maisons claniques gardiennes de la tradition, sont le reflet des croyances Aluk Todolo propres aux Torajanais du centre.
Au cours de ces deux journées, nous essaierons de nous familiariser avec ce monde hiérarchisé et complexe qui sut s’adapter aux religions venues de l’extérieur et essentiellement au christianisme.
En contrepartie, celui-ci dut aussi fermer les yeux sur des pratiques …qui n’ont rien de catholiques ! C’est ainsi que purent se maintenir les grandes cérémonies mortuaires nécessitant le sacrifice de buffles pour conduire l’âme dans l’au-delà. Au hasard de nos pérégrinations, peut-être pourrons-nous assister à ce rituel à la fois digne et impressionnant.
Afin de nous écarter des circuits touristiques, c’est partiellement à pied que nous visiterons cette région, en petites promenades. Pics agressifs, rizières verdoyantes et rivières tumultueuses se marient avec bonheur alors que les villages, marqués par la proue des tongkonan, ponctuent joliment la ligne d’horizon.
Nuits au Luta Hotel (ou similaire).

Jour 10, le 1er avril 2018 : Rantepao – Mamassa
Comme vous pourrez le remarquer sur une carte, il existe une piste directe qui relie Rantepao à Mamassa en passant par Bituang. Cette voie subit chaque année des glissements de terrain et est souvent coupée, même pour les véhicules tout terrain. Les Torajanais se rendent d’une ville à l’autre en trois jours de marche ou de cheval. Nous tenterons néanmoins de nous renseigner sur les possibilités de passer en jeep car, outre que le trajet serait moins long, il permettrait aussi de profiter de paysages grandioses.
Si cela s’avérait impossible, nous parcourrons le grand U de Rantepao à Enrekang avant de bifurquer plein Nord à Polewali.
Nuit à la guest-house Anoa (simple mais propre) ou similaire.

Jour 11, le 2 avril 2018 : Mamassa
Une journée entière, à pied, à la rencontre des villageois, de leurs coutumes et d’un monde insoupçonné. Perchés au sommet des collines ou enfouis au fond des vallées, les villages torajanais de l’Ouest sont plus simples dans leur décoration car ici seuls les aristocrates ont droit aux couleurs et aux sculptures. Les maisons du petit peuple affichent un fronton noir, fort beau dans son humilité.
Au-delà de la grande authenticité qui se dégage de ces villages, les fières maisons traditionnelles se dressent ici sur des pilotis moins élevés, donnant à la demeure un aspect de grand navire. Les greniers sont des miniatures de l’habitation principale alors que de vieux cercueils confectionnés à même un tronc d’arbre évidé arborent de nobles représentations de têtes de buffles qui rappellent que cet animal est le frère des hommes. Une journée paisible au sein d’une nature généreuse et resplendissante dans des villages d’un autre temps.
Nuit à la guest-house Anoa (simple mais propre) ou similaire.
Une approche des sites se fera en moto pour de courts trajets sans difficulté majeure.

Jour 12, le 3 avril 2018 : Mamassa - Polewali – Sengkang
Autour de la petite cité de Mamassa ont survécu quelques somptueuses maisons traditionnelles ou Banua layuk. Les plus anciennes remontent à trois cents ans et étirent leur habitacle sur vingt-cinq mètres, pour les chefferies les plus puissantes ! Elles sont d’une extraordinaire élégance et leurs propriétaires se feront un plaisir de nous expliquer leur histoire qui reste à écrire, du fait de la quasi-absence d’études systématiques de cette région…
Une approche des sites se fera en moto pour de courts trajets sans difficulté majeure.
En début d’après-midi, nous quitterons le pays Toraja, animiste ou chrétien, pour redescendre par des routes cahoteuses et instables vers Polewali, puis Sengkang, et ainsi renouer avec le pays Bugis de confession musulmane. La campagne riante déploie ses champs de riz à l’infini...
Nuit à l’hôtel BBC (Simple mais le meilleur disponible).

Jour 13, le 4 avril 2018 : Sengkang – Bone (Pays bugis)
Sengkang est célèbre pour ses ateliers de tissage de la soie, tissu mis à l’honneur par les costumes de réception dits baju bodo.
Au cœur de sa vaste plaine, deux jolis lacs se sont paresseusement étalés. C’est en canoë à moteur que nous naviguerons sur celui dit de Tempe où des villages lacustres ont vu le jour alors que des maisons flottantes sont l’habitat de pêcheurs itinérants. Palmiers à sucre, petites cabanes et nombreux oiseaux contribuent au charme de ce lac encore sauvage.
Notre route nous conduira ensuite à Bone, l’ancien royaume Bugis, qui fut l’une des grandes puissances maritimes de l’archipel jusqu’au début de ce siècle et l’éternel rival de Makassar. De telles zizanies facilitèrent le jeu des Hollandais….
Nuit à l’hôtel Novena (simple) ou Sarlim.

Jours 14 et 15, les 5 et 6 avril 2018 : Bone et les célébrations de la création du Sultanat
Qui dit Bone dit puissant royaume du 17e siècle, rendu illustre grâce à son prince Arung Palakka, qui établit un temps son hégémonie sur Célèbes-Sud. Il demeure un héro pour son peuple et, au cours de ces célébrations, les “arajang” – reliques lui ayant appartenu - font l’objet d’un rituel qui sera dirigé par les Bissu ou prêtres travestis des croyances préislamiques. Ceux-ci demanderont la permission aux esprits dans la “langue des dieux” avant que ne soient ondoyés les “arajang” (kriss, lances, dagues, collier et parasol d’or). Les Bissu effectueront alors le “sere alisu”, danse favorisant l’harmonie et l’équilibre de la société.
Au cours de ces deux jours nous assisterons aussi aux nombreuses festivités organisées en ville (processions, danses, concours divers) dont le programme précis ne sera révélé par les autorités que vers la mi-mars.

Nuits à l’hôtel Novena (simple) ou Sarlim.

Jour 16, le 7 avril 2018 : Bone – KajangTanaberu - Bira
De Bone à Kajang la nature se montre prodigue de ses richesses : forêt vierge, cocoteraies, rizières ondulantes, plantations de café et d’hévéa. C’est à Kajang, et pourtant à quelques encablures de la route principale, que certaines communautés refusent leur intégration au monde moderne. Les Konjo dits « de l’extérieur » se sont convertis à l’islam alors que ceux « de l’intérieur » perpétuent leur foi préislamique. Ils sont les derniers représentants du plus ancien peuplement de Célèbes. Habillés de sombre pour rappeler la pénombre du ventre maternel et donc l’origine de tout, ils vivent en autarcie sur des terres communautaires et sont dirigés par leur chef traditionnel assisté d’un conseil de sages… Etrange atmosphère…
Notre journée se terminera à Bira, le long d’une baie de plusieurs kilomètres, où les Bugis construisent immuablement les penisi, somptueux voiliers d’un autre temps ayant immortalisé les pirates malais qui, armés de leur kriss, écumaient les mers de l’archipel. Certains bâtiments sont de taille imposante et les commandes affluent du monde entier, aidant ainsi à la conservation de ce qui est le dernier grand empire de la voile.
Nuit à l’hôtel Anda Beach (bon confort) ou similaire.

Jour 17, le 8 avril 2018 : Bira – Gowa – Makassar
Sur notre chemin de retour vers Makassar, nous visiterons Gowa, qui fut la capitale d’un puissant royaume contrôlant le commerce de l’or au 16e siècle. Le palais de bois de grande dimension, bâti sur pilotis, expose les objets d’apparat tandis que les mausolées des rois de Gowa luttent contre les ravages du temps.
Continuation vers Makassar et nuit à l’hôtel Santika (bon confort).

Jour 18, le 9 avril 2018 : Makassar – Rammang-Rammang – Retour
Une grande matinée pour découvrir la capitale de Célèbes Sud et sa campagne proche.
C’est par elle que nous commencerons de bon matin, vers un lieu peu connu et ô combien séduisant, la région de Rammang-Rammang; elle est unique par ses paysages karstiques où des “pains de sucre” semblent jaillir des rizières. Promenade en bateau au cœur des pitons et pics dentelés, passage par de petits villages et découverte de grottes préhistoriques faisant de ce lieu l’un des plus anciens foyers de peuplement de Célèbes.
De retour en ville, nous nous rendrons au port traditionnel où s’alignent les penisi, les derniers grands voiliers du monde parcourant l’Archipel pour livrer leur cargaison.
Dans le courant de l’après-midi, transfert vers l’aéroport pour votre vol de retour vers Paris (non direct).
A déterminer selon les opportunités du moment.

Jour 19, le 10 avril 2018 : Arrivée à Paris



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