Circuit en Indonésie
Une transversale de Bornéo, vie sauvage et culture dayak
Lors du festival Isen Mulang


Du 17 mai au 3 juin 2018
Accompagné par Anne-Marie ou Juwana Wirja

Confortablement installée dans l’Océan indien, Bornéo est la troisième plus grande île au monde ; Kalimantan (terme s’appliquant au territoire indonésien de Bornéo) couvre une superficie aussi grande que la France et représente un quart de la surface totale de l’Archipel, pour une très faible densité de population. Les métropoles sont concentrées le long des côtes, avec Pontianak, Banjarmasin, Balikpapan, Samarinda et Tarakan ; autant de centres industriels et pétroliers.

Mise à la mode par les nombreux écrits de Joseph Conrad, cette île continue de fasciner les esprits. Il est vrai qu’elle demeure nimbée de mystère, recelant maints secrets et certains des trésors les plus précieux de l'Indonésie : les peuples « en amont », à savoir littéralement les « Dayaks », les forêts anciennes et bien sûr les orangs-outans.
Les Dayaks - qui comptèrent parmi les plus féroces chasseurs de têtes - ont depuis oublié ces pratiques tout en conservant une partie de leur culture riche et variée. Elle s’exprime dans les traditionnelles maisons longues - qui peuvent accueillir jusqu'à cinquante familles -, un art funéraire où les défunts habitent des maisonnettes et sont immortalisés par des totems, et l’embellissement des corps, par les tatouages ou les lobes étirés des oreilles, certes en voie de disparition. Ce monde est évanescent ; dépêchons-nous de le découvrir.

Bornéo, c’est aussi « l’île aux mille rivières » qui serpentent dans la jungle, habitat aux insaisissables léopards tachetés, macaques, calaos et autre orang-outan. De courtes promenades dans la jungle donnent un incroyable aperçu de l'écosystème de la forêt tropicale. Les rivières offrent non seulement un point de détente mais représentent également un moyen majeur de transport vers le cœur des terres.

Quelques autres étoiles lumineuses parsèmeront notre firmament : les mines de diamants de Cempaka, les bergers aquatiques gardiens des buffles de Negara et bien sûr le festival d’Isen Mulang.


Programme (les lieux que vous visiterez sont mentionnés en caractères gras)

1er jour, le 17 mai 2018 : Paris / Jakarta
Vol en direction de Jakarta (La compagnie sera déterminée le moment opportun en fonction des horaires et du coût).

2e jour, le 18 mai 2018 : Jakarta / Banjarmasin
Arrivée à Jakarta puis correspondance vers Banjarmasin, capitale de la province indonésienne de Kalimantan Sud.
Transfert à l’hôtel Victoria (ou similaire), dîner et enfin une nuit bien méritée…

3e jour, le 19 mai 2018 : Banjarmasin - Le Festival Isen Mulang de Kuala Kapuas - Palangkaraya (Bus / minibus / voitures, 4h)
Route vers Kuala kapuas où se déroule le festival.
Organisé par le gouvernement, l’objectif de ce festival qui dure une semaine est de faire connaître les cultures de Kalimantan-Centre et d’œuvrer à leur maintien. Plus de 1 500 personnes y participent représentant les 7 préfectures de la province. S’y côtoient pêle-mêle les défilés en costumes traditionnels, les stands d’artisanat et de cuisine typique alors que danses et musique concourent à la gaieté ambiante. Des véhicules sont décorés, reprenant les grands thèmes dayaks, et des compétitions de bateaux traditionnels jukung se déroulent sur la Kahayan. Ornés avec profusion, ils déploient bannières, motifs sculptés et peints, huttes, calaos et nagas ; le tout rappelant la barque des morts qui, selon les croyances ancestrales, conduisait les âmes vers le paradis.
Ce sera pour nous un premier contact lumineux avec Bornéo et la chance de renouer avec nos rêves d’enfants… et de les partager avec les Indonésiens, dans la bonne humeur générale.
En fin de journée, route vers Palangkaraya.
Nuit au Swiss Belhotel Danum ou à l’hôtel Aquarius

4e jour, le 20 mai 2018 : Palangkaraya - Tumbang Samba – Tumbang Manggu (Bus / minibus / voitures, 5h)
Même si les communications furent longtemps exclusivement fluviales, même si quelques petits avions permettent des liaisons irrégulières, c’est aujourd’hui à la percée de la jungle que s’attache le gouvernement … en des pistes cahotantes ou routes parfaites, comme ce jour. C’est ainsi que nous atteindrons Tumbang Samba, nichée à la confluence des rivières Katingan et Samba, que nous franchirons pour cette dernière en petit ferry privatisé !
Nous sommes au cœur de l’ethnie Ot Danum, l’un des trois groupes dayaks de la région, avec les Ndaju et Ma'anyan Ot Siang. Et ce sera notre première approche d’un élément identitaire fondamental, la vie dans les huma betang, c’est-à-dire les maisons longues. Celle de Tumbang Manggu, hors ses caractéristiques traditionnelles, est intéressante… car elle est récente. Elle participe à un renouveau de la culture dayak dont Monsieur Syer Suah s’était fait le chantre. C’est à la force du poignet que, voici quelque quinze ans, il décida de refaire la maison de ses ancêtres, pour que la jeune génération se souvienne… il vient de décéder, souhaitons que son fils prenne dignement la relève.
Dans l’après-midi, petite marche dans le village à la découverte de l’art funéraire.
Nuit dans la maison longue de Tumbang Manggu (confort rudimentaire)

5e jour, le 21 mai 2018 : Tumbang Manggu – Tumbang Anoi - Tumbang Miri – Tumbang Korik – Tumban Miri (Voitures 4x4, 6h; et Klotok, 2h)
Quatre heures de piste et nous entrerons dans Tumbang Anoi, toujours parmi les Ot Danum. C’est le groupe dayak le plus nombreux avec une population de 700 000 personnes. Ils sont renommés pour leur habileté à tresser le rotin, les feuilles de palmes et le bambou en des vanneries qui sont les plus belles d’Indonésie. Leur adresse pour chasser à la sarbacane était tout aussi réputée. Tout comme leur ancienne tradition de couper les têtes ! Rite masculin de passage, rapporter la tête d’un ennemi était acquérir sa force vitale et une garantie de protection contre les maladies, les mauvaises récoltes et les esprits démoniaques.
D’ailleurs, ce site politico-historique est là pour nous le rappeler : en 1894, les Hollandais y convièrent tous les Dayaks de Kalimantan afin de renoncer à leurs habitudes dites barbares de décollation!
Ce petit village, étiré sur les rives de la rivière Kahayan, offre des expressions de l’ancienne religion kaharingan, panaché d’animisme et de culte des ancêtres. En complément de l’habituel sandung, la foi trouve son expression dans le sapundu, poteau de sacrifice érigé lors des cérémonies tiwah au cours desquelles on déterre le mort pour placer sa dépouille dans le sandung. Ainsi s’achève le rituel funéraire ouvrant la voie du paradis.
Nous nous enfoncerons toujours plus loin à l’intérieur des terres, d’abord en véhicule tout terrain puis en klotok vers Tumbang Korik. La maison longue est l’une des plus vieilles existantes, élevée au 19e siècle et nichée dans la forêt. Elle possède encore sa chaîne à esclaves, ses sandung et ses représentations mythologiques.
Retour à Tumban Miri et nuit en guest-house (confort rudimentaire).
NB : Pour tout Kalimantan-Centre, temps de déplacement et moyens de transport à adapter aux conditions du moment. Le programme pourra aussi être modifié si la situation l’exigeait.
Un klotok est un petit bateau traditionnel, ici non aménagé « pour touristes ».

6e jour, le 22 mai 2018 : Tumbang Miri - Tewah - Tumbang Malahoi – (Klotok, 3h)
Une journée de klotok sur le Kahayan qui est le plus grand fleuve de Kalimantan-Centre et la capitale provinciale, Palangkaraya, s’est construite sur ses berges. Il prend sa source dans les montagnes du Nord, puis serpente sur 600 km vers le Sud, traversant le domaine des Dayaks. Ils ne pouvaient rester indifférents à la puissance de ses flots et divers lieux sont liés à des légendes, telle la pierre Batu Suli… remontée des eaux par une coalition de poissons qu’elle empêchait de frayer … ceux-ci manquant de force, elle s’est retrouvée penchée.
Arrêt à Tewah qui présente une grande collection de sandung et sapundu…. Profitons-en, cet art funéraire ne se trouve qu’à Kalimantan-Centre et souvent retrace la vie du défunt, ses actes de bravoure, ses petits vices et menus plaisirs…
Arrivée à Tumbang Malahoi et nuit dans la maison longue (confiort rudimentaire).

7e jour, le 23 mai 2018 : Tumbang Malahoi – Palangkaraya (Bus / minibus / voitures, 6h)
En dépit d’un développement intempestif et souvent anarchique, Bornéo reste l’un des derniers espaces sauvages de la planète. Troisième île au monde par sa surface, elle est une orgie équatoriale de pluies, d'animaux, d'insectes aux aguets, de plantes délirantes. Et l’on comprend pourquoi les Dayaks peuplèrent leur univers de génies, fantômes, vampires et autres farfadets ! C’est d’ailleurs la région qui demeure la plus animiste ; sandung, sapundu et art funéraire sont encore bien présents. Nous aurons de nouveau l’occasion d’en découvrir ce jour.
Arrivée à Palangkaraya et l’impression de renouer avec la “civilisation”.
Fin de journée de détente et visite éventuelle du marché de nuit.
Nuit au Swiss Belhotel Danum ou à l’hôtel Aquarius.

8e jour, le 24 mai 2018 : Palangkaraya / Pangkalan Bun – Kumai – Parc national de Tanjung Puting (Bus / minibus / voitures et klotok)
Court vol pour Pangkalan Bun au départ de Palangkaraya ou de Sampit*. Cette ville fut rendue tristement célèbre par le conflit qui opposa les Dayaks aux Madourais transmigrés. En 2001, des milliers de morts entachèrent l’apparente belle harmonie qui avait été forgée au cours des années, afin que voie le jour « l’homme indonésien », moderne et débarrassé de ses vieux réflexes ethniques. Les Dayaks se vengèrent sur les nouveaux arrivants, les massacrèrent, leur reprochèrent d’occuper leurs terres ancestrales et de faire œuvre de prosélytisme. Un fragile équilibre est de nouveau établi mais remet en cause la politique de « transmigrasi » ou de déplacement de populations des îles surpeuplées vers les moins habitées.
Arrivée à Pangkalan Bun et court transfert pour Kumai afin d’embarquer sur notre klotok en direction du Parc national de Puting. Si la chance nous sourit, le long de la rivière Sekonyer, nous apercevrons des calaos, des macaques crabiers (macaques à longue queue) - ou encore des nasiques - au cours de cette navigation apaisante.
Nuit à bord.
* Si le vol était au départ de Sampit, trois heures de route à parcourir pour accéder à l’aéroport.
Les Klotok sont des bateaux traditionnels à fond plat, spécialement conçus pour la navigation fluviale resserrée et en eau peu profonde. Ils mesurent de 12 à 15m de long pour une largeur de 2.5m.
L’équipage comprend le capitaine, le cuisinier et un guide spécialisé. Nuit sous moustiquaires sur le pont, une fois les tables repliées. Espace sanitaire à partager… alimenté par l’eau de la rivière… lorsque c’est possible!

9e jour, le 25 mai 2018 : Parc national de Tanjung Puting
A Tanjung Puting, les orang hutan ou littéralement « hommes des bois » sont réintroduits dans leur milieu naturel grâce à un vaste programme international. Ils furent longtemps chassés pour devenir objet d’amusement de certaines familles citadines qui les mettaient en cage. Vite devenus encombrants, ils étaient ensuite éliminés… Rendus aujourd’hui au Parc National, il convient de leur rapprendre la liberté et à se nourrir seuls. Au cours de ces dernières années, leur habitat fut – et continue - d’être mis en péril par les incendies, l’exploitation intensive et abusive des forêts alors que l’on ne les trouve à l’état naturel que sur deux îles, Bornéo et Sumatra.
Le centre de réhabilitation fut créé en 1971 et s’occupe également des gibbons et nasiques. Il est composé de plusieurs camps. Nous commencerons par Pondok Tanguy - qui est le troisième centre de réhabilitation - et nous nous rendrons sur la plateforme d’alimentation où les singes sont nourris à 9h. Assurément un moment d’intense émotion.
Continuant sur un ru couleur café, nous atteindrons le Camp Leakey, centre de recherche sur le comportement des orangs-outans, et notamment sur leur capacité à apprendre la langue des signes. Un chemin de bois de 200 mètres relie la rivière au centre ; il est utilisé tout autant par les orangs-outans que par les humains. Ces orangs-outans sont les derniers grands singes ex-captifs réintroduits dans les années 1970 à début 1980. Les réintroductions se font aujourd'hui dans d'autres secteurs du Parc National.
Promenade dans la forêt primaire pour explorer la diversité de sa faune et de sa flore. C’est à 14h que des compléments de nourriture leur sont ici apportés, une façon de les approcher….
Retour au bateau, dîner et nuit tranquille au mouillage.

10e jour, le 26 mai 2018 : Kumai - Pangkalan Bun / Banjarmasin – Cempaka - Martapura – Banjarmasin (Bus / minibus, 3h)
De retour à Kumai, transfert à Pangkalan Bun pour notre vol vers Banjarmasin, la capitale de Kalimantan Sud. Bâtie à l'embouchure du fleuve Barito, le plus long d’Indonésie, cet emplacement lui vaut son diminutif de « cité de la rivière ». Les nombreux cours d’eau qui la traversent sont les nerfs économiques de cette véritable agglomération aquatique.
Nous la quitterons momentanément pour les célèbres mines qui donnèrent son nom à Kalimantan (Kali Intan, « rivière de diamants »). Cempaka est un petit village niché près du Lac Riam Kanan et c’est aussi une vieille mine traditionnelle utilisant un équipement très simple. En 1985, un diamant pur de 116,7 carats y fut découvert. Le travail est collectif, dirigé par un ancien du village, qui ne manquera pas d’effectuer les offrandes appropriées pour le contentement des esprits… Les croyances sont nombreuses et il était autrefois interdit de parler, sous peine d’effrayer les pierres qui prenaient alors un malin plaisir à se dissimuler entre les grains de sable … A Martapura, sont polis diamants roses, noirs et jaunes – les plus recherchés -, turquoises, améthystes ou autre topaze...
Nuit au Swiss Belhotel Borneo de Banjarmasin (bon confort).

11e jour, le 27 mai 2018 : Banjarmasin - Negara - Loksado (Bus / minibus, 6h)
Dans cette ville de Banjar, nous assisterons aux échanges matinaux où se rencontrent « gens des terres et gens des eaux »... par le biais des marchés flottants. Une telle tradition apparut voici quatre cents ans et se maintient, même si la monnaie a remplacé le troc. Les barques sont chargées de fruits et légumes couleur arc-en-ciel, de gâteaux et sucreries... et même la cafétéria du quartier viendra à vous sur les flots ! Cette vie lacustre s’exprime aussi dans l’habitat où les maisons flottantes, faites de bois ou bambou, sont appelées lanting.
Retour à l’hôtel pour un court repos avant de poursuivre vers Negara où nous attend une scène peu ordinaire, celle des bergers aquatiques et motorisés ! Cet univers lacustre est un bonheur pour les buffles qui sont lâchés dans les marécages tous les matins mais qu’il convient de diriger et de surveiller pour qu’ils retrouvent le chemin de la maison… Leurs maîtres sont en bateau….
Continuation vers Loksado et nuit au Mount Meratus Resort (simple, de charme).

12e jour, le 28 mai 2018 : Loksado et environs (rafting) – Banjarmasin (Bus / minibus, 3h)
« Hommes des collines » ou Orang Bukit est le qualificatif attribué aux groupes ethniques vivant sur le massif Meratus et faisant partie de la grande famille dayak, comprenant plus de deux cents sous-groupes. Leurs activités demeurent inchangées : l’agriculture sur brûlis de faible rendement, pour assurer la subsistance familiale, alors qu’un léger mieux-être a été apporté récemment par l’exploitation de l’hévéa.
La rumah panjang est une habitation de 30 à 50 mètres de long à laquelle ont été adjoints des logis-satellites. Si les familles vivent aujourd’hui dans des maisons individuelles, la maison coutumière de Loksado, à la belle architecture, prend vie lors des rituels.
Après une courte promenade entre champs et villages, une expérience unique : du rafting (doux) sur la rivière Amandit, en radeaux manœuvrés par nos amis dayaks !
Retour en voiture vers Banjarmasin et nuit au Swiss Belhotel Borneo (bon confort).

13e jour, le 29 mai 2018 : Banjarmasin / Balikpapan - Rivière Mahakam (Voitures, 4h de route et navigation)
Envol pour Balikpapan et transfert au port de Tenggarong pour notre embarcation immédiate sur le Duta Miramar (ou son équivalent)!
Dîner et navigation de nuit vers Muara Muntai.

Quelques caractéristiques de ce bateau qui va être notre auberge flottante pendant 4 nuits. Il mesure 34m x 6m, abrite 10 cabines doubles climatisées et 2 espaces sanitaires. Il sera privatisé pour notre groupe. Sur le pont supérieur, salle à manger et terrasse.
La rivière Mahakam court sur 1.000 km et la seule façon de pénétrer loin à l’intérieur de Kalimantan Est est par voie fluviale, pour atteindre les maisons longues et leur art remarquable au sein d’un univers de mangroves, marécages et de forêt tropicale de basses terres. Les distances étant grandes, il est important de pouvoir s’avancer en navigant de nuit.

14e jour, le 30 mai 2018 : Muara Muntai – Lac Jempang - Mancong - Melak
Au petit matin, nous serons à Muara Muntai, gros bourg perché sur pilotis entre le puissant Mahakam et le réseau d’affluents menant aux lacs de l’Ouest. En canoë motorisé, nous traverserons le lac Jempang, luisante et paisible étendue, avant de nous faufiler le long de la rivière Ohong, semblant prise en étau entre sa mangrove et la forêt vierge, là où se dissimulent les singes nasiques, des macaques et parfois des crocodiles.
Ainsi atteindrons-nous Mancong, la terre des Dayaks Benuaq. Ici se tient une ancienne et belle lamin – maison longue - qui a été récemment restaurée par le gouvernement. Elle s’allonge sur quelque 100m et sert encore pour les rituels. Elle est perchée à 2 mètres au-dessus du sol et de beaux totems sont installés sur toute sa longueur.
En fin d’après-midi, nous gagnerons notre bateau. Dîner et nuit à bord en direction de Melak.

15e jour, le 31 mai 2018 : Melak – Tering - Datah Bilang – Rukun Damai – Tering - Melak
Court transfert en véhicule pour embarquer en hors-bord vers le Haut-Mahakam et le “bout du chemin” de notre grande aventure, aux villages de Datah Bilang et Rukun Damai. Ils sont uniques à plusieurs titres. Le monde se modernisant, la forêt se rétrécissant, l’exploitation minière engloutissant les terres, des Dayaks migrèrent dans les années 1970. Ce fut le cas de certains groupes Kenyah qui quittèrent la région d’Apao Kayan pour faire souche à Datah Bilang et Rukun Damai. Répondant à la volonté gouvernementale de « moderniser » les structures traditionnelles, d’introduire la notion de famille nucléaire, nous ne trouverons pas de maison longue ici mais des salles communautaires reprenant les caractéristiques décoratives des anciennes demeures. Et quel art ! Il s’en dégage force, accentuation des traits de défense ou de férocité et une association délibérée des formes animales et anthropomorphes. Quant à leurs masques Hudoq, ils participent aux rites agricoles.
Mais c’est aussi de l’embellissement des corps dont il s’agit, par l’étirement des lobes des oreilles dû aux lourdes boucles… une seule dame les porte, témoin de cet âge révolu.
Retour sur le bateau et nuit à bord.

16e jour, le 1er juin 2018 : Melak - Kersik Luwai – Eheng – Melak (Voitures, 2h)
A Kersik Luwai, nous pénétrons dans un lieu unique où le sol sableux est très pauvre. Seules poussent des plantes qui ne vivent pas de substances trouvées dans la terre, mais d'insectes pour les plantes carnivores, et de débris végétaux pour les orchidées installées sur des amas d'humus. La Coelogyne pandurata est verte avec un délicat dessin sur le cœur noir … elle sera peut-être en fleur ; elle est la seule au monde à arborer ces couleurs.
A Eheng, se dresse une lamin des Dayaks Benuaq encore habitée par de nombreuses familles.
Retour au bateau et début de notre redescente du Mahakam. Nuit de navigation.

17e jour, le 2 juin 2018 : Tenggarong - Balikpapan / Paris
Tenggarong nous accueillera ce jour, pour notre fin de croisière. Transfert en bus vers l’aéroport de Balikpapan pour votre vol de retour vers Jakarta puis l’Europe (A déterminer).

18e jour, le 3 juin 2018 : Arrivée à Paris
NB : Selon la hauteur des eaux du Mahakam et de ses affluents, le Capitaine se réserve de modifier l’itinéraire. De même le circuit pourrait être à adapter selon l’état des pistes.



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