Circuit en Malaisie
A l’occasion de la fête hindoue de Thaïpussam

Du 21 janvier au 2 février 2018
Accompagné par Anne-Marie ou Juwana Wirja

C’est à une Malaisie revisitée que nous vous convions, au-delà des clichés réducteurs trop souvent colportés… Pays moderne ? Il l’est en ce 21e siècle, et il va de l’avant. Un bel exemple de miracle économique qu’il convient de saluer, construit sur un modèle ethnico-religieux unique, fruit de son histoire, de son emplacement géographique et d’une volonté politique.
Traditions malaises, portugaises, néerlandaises, britanniques, chinoises et indiennes ont constitué un patchwork culturel et humain s’exprimant en une richesse fabuleuse de langues, pratiques religieuses, architectures, gastronomies, cérémonies où chacun trouve sa place … Ce riche passé et ce défi humain marquent la Malaisie contemporaine, où gratte-ciels et emporiums côtoient temples et quartiers traditionnels. Le tout lové dans le berceau d’une nature prodigue que nous sillonnerons, de plantations de thé en forêt primaire, d’îles en hautes-terres.

La fête de Thaïpussam
Lors de Thaïpusam les hindous commémorent la naissance de Murugan (le fils de Shiva, jeune frère de Ganesh), créé à partir de l’énergie vitale de son père afin de combattre les démons. C’est l’occasion de célébrer la victoire sur les forces du mal, la vertu, la jeunesse et le pouvoir. D’expier ses fautes aussi ou de se prévenir de grandes calamités, ici par l’imposition de sévices corporels. Au plus simple, il s’agit de porter un pot de lait, mais la mortification de la chair en perçant la peau, les joues ou la langue avec des broches est très commune. La pratique la plus spectaculaire est le “Vel Kavadi”, un autel portable haut de 3 mètres, décoré de plumes de paon – le véhicule de Murugan - et attaché au pénitent par des crochets fichés dans le torse. Le porteur de Kavadi observe le silence; les clochettes sont les seuls signes éloquents de sa progression. Nous les suivrons au fil des incantations, des vibrations des tambours ou du bruit sourd des noix de coco que l’on éclate pour l’accomplissement des vœux. Alors que Murugan, sur son char d’argent, a ouvert la Voie…


Programme (les lieux que vous visiterez sont mentionnés en caractères gras)

1er jour, le 21 janvier 2018 : Paris / Kuala Lumpur
Envol pour Kuala Lumpur (vols indiqués ultérieurement).

2e jour, le 22 janvier 2018 : Kuala Lumpur - Malacca
Arrivée matinale à Kuala Lumpur et transfert vers Malacca (environ 3h de route).
Emménagement à l’hôtel et, pour un premier contact avec cette cité mythique, rien ne vaut un émoi des papilles grâce à sa gastronomie « Baba-Nyonya », subtil mélange de cuisine malaise et chinoise !
Détente et nuit à l’Hôtel Puri ou similaire.

3e jour, le 23 janvier 2018 : Malacca
Son emplacement à la croisée des routes maritimes fit la fortune de Malacca. Dès sa fondation au 15e siècle, tour à tour Portugais, Néerlandais puis Britanniques s’y installèrent pour régner sur le commerce des soieries, de la porcelaine, des épices et plus tard de l’opium. Son histoire est gravée dans son éclectisme architectural : sur sa colline, l’église St Paul et le fort A Famosa bâtis par les Portugais au 16e siècle côtoient le Stadhuys (l’hôtel de Ville) construit par les Néerlandais au siècle suivant.
Parallèlement, dans la Basse-Ville, Arabes, Gujaratis, Perses, Sumatranais et Chinois faisaient commerce de tout, parlant tous les sabirs de la terre. Témoins de ce temps, les magnifiques maisons des Babas (Chinois nés dans le Détroit, mariés à des femmes locales); un musée retrace leur existence. Nous cheminerons à pied - ou en rickshaws adorablement kitchs – le long des rues aux arcades où fièrement se dressent les shophouses chinoises tandis que se glissent de-ci de-là une mosquée malaise, un temple hindou ou chinois, tel le sublime Cheng Hoon Teng. Notre dernier regard se portera sur un lieu surprenant, le Bukit Cina, où reposent plus de 12.000 Chinois ; certaines sépultures remontent à l’époque des Ming.
Nuit à l’Hôtel Puri ou similaire.

4e jour, le 24 janvier 2018 : Malacca – Putrajaya - Kuala Lumpur
Un grand écart temporel… du 16e au 21e siècle… nous le franchirons allègrement en quittant Malacca pour Putrajaya, la capitale de l’administration fédérale. Conçue par l’ancien Premier ministre Mahathir, elle déploie élégamment son futurisme, poursuivant la tendance précédemment établie par les tours-jumelles Petronas de Kuala Lumpur. Cet urbanisme contemporain est le miroir d’un pays dynamique résolument tourné vers l’avenir.
Pourtant, au pied de cette jeunesse architecturale, la vieille ville maintient son rang. C’est pedibus jambus que nous découvrirons ses charmes, de l’Esplanade bordée d’élégants monuments anglo-mauresques, en passant par la plus vielle mosquée de la ville, la Masjid Jamek, puis en nous faufilant dans son cœur traditionnel, là où bat le pouls des quartiers chinois et indiens, autour des temples et marchés grouillants de vie!
Dîner dans le quartier chinois où est agréablement situé notre hôtel, le Swiss-Inn ou similaire.

5e jour, le 25 janvier 2018 : Kuala Lumpur – Batu Caves - Cameron Highlands
L’on ne saurait quitter Kuala Lumpur sans rendre visite au dieu hindou Murugan, fils de Shiva ; il est très vénéré par la communauté tamoule qui est majoritaire parmi les Indiens de Malaisie. Sa statue de 42m monte la garde d’une grotte qui abrite le temple principal. Tout salut mérite sa peine… 272 marches à gravir !
A travers collines et jungles, la route serpente vers les Cameron Highlands situées à 1 500m. Les Britanniques en firent une station d’altitude dans les années 1920 afin d’échapper à la chaleur des plaines. Les plantations de thé y trouvèrent leur place à flanc de coteaux, remodelant joliment les paysages, comme nous pourrons l’apprécier par une petite incursion à l’intérieur des terres. Mais aujourd’hui l’économie de la région repose sur les très nombreuses serres couvertes de plastique… où tout se produit, des fraises à la lavande en passant par les roses… au détriment souvent de l’environnement !
Détente et nuit au délicieux chalet anglais Bala Holidays (Planters Country).

6e jour, le 26 janvier 2018 : Cameron Highlands – Batu Gajah et Papan - Ipoh
Les Cameron Highlands sont dominées par le Mt Brinchang et ses 2 000m. A ces hauteurs, les nuages recouvrent la forêt de brouillard et d’humidité, créant un biotope idéal pour les mousses, fougères, lichens et orchidées… nous entrerons dans la « forêt moussue » …
Notre retour dans le val nous conduira de nouveau vers les belles plantations de thé de BOH et nous visiterons l’usine, pour mieux comprendre le traitement de la précieuse feuille.
En début d’après-midi, nous descendrons vers Ipoh et sa région. Avec la venue des prospecteurs d’étain, suivis des planteurs d’hévéa, des petites villes ont poussé dans les années 1880. Batu Gajah est l’une d’entre-elles et a tout pour vous surprendre. L’excentricité coloniale s’y rencontre au Château de Kellie, rêve inachevé d’un Ecossais magnat du caoutchouc, alors que la drague d’étain TT5, transformée en musée, est un géant échoué. Sur la colline, l’ancien quartier britannique a gardé sa splendeur, autour de ses villas, église, hôpital et bâtiments administratifs. Il semble tout droit sorti d’un conte de fée. Tout autre est Papan, noyé dans l’oubli, un hameau minier du 19e siècle pétrifié par le temps. Quelques habitants inconditionnels des shophouses chinoises s’accrochent au milieu des ruines, un palais de bois de même. Papan ou la nostalgie absolue.
Nuit à l’Hôtel Sekeping Kong Heng ou Indulgence ou M Boutique d’Ipoh, tous trois affichant une forte personnalité.

7e jour, le 27 janvier 2018 : Ipoh – Kuala Kangsar - Vallée de Belum
A pied nous irons, par le quartier chinois d’Ipoh, l’un des plus authentiques du pays. Nos pas nous conduiront vers l’imposant Club des Mineurs, l’Allée des Concubines où les riches Chinois entretenaient leurs maîtresses et fumaient l’opium, et pour finir, le quartier malais nous accueillera, avec ses maisons de bois délustrées s’étirant le long de la rivière Kinta. Les quartiers coloniaux de la ville, vestiges de la riche activité minière du 19e siècle, sont imposants, notamment la gare et la Cour de justice, s’orchestrant autour de la grand’ place.
Vers le Nord, les grottes de Perak Tong sont renommées pour leurs statues de Bouddha et leurs parois rehaussées de calligraphies et fresques datant des années 1920. Bougies, encens et dévotions créent une atmosphère unique pour ce lieu de culte original.
En direction de la Vallée de Belum, nous ferons étape à Kuala Kangsar. Siège de la royauté de l’Etat de Perak, elle abrite plusieurs palais et notamment l’adorable Istana Kenangan, entièrement fait de bois et de bambou. Quant à la Mosquée Ubudiah, fierté du pays, elle affiche l’opulence des sultans du début du 20e siècle.
La route se fera plus secrète en direction de la Vallée de Belum à la belle forêt primaire ; nous emménagerons en son cœur, au Belum Rainforest Resort, magnifiquement situé.

8e jour, le 28 janvier 2018 : Vallée de Belum
Situé le long de la frontière thaïlandaise, ce parc régional offre la plus vaste forêt vierge de la péninsule, en bordure du Lac de barrage Temenggor, mis en eau en 1972. Les sommets des collines se sont faits îles et c’est en bateau que nous parcourrons ce bel espace, remarquable pour sa faune et sa flore. Il abrite notamment une des célèbres rafflésies, que nous verrons épanouie si la chance nous sourit. Promenade dans la jungle, pique-nique en bord de cascade et visite d’un village de population Jahai seront aussi de la partie. Ces derniers appartiennent à l’un des 19 groupes aborigènes reconnus par l’Etat. Semi-nomades, ils vivent de pêche, de chasse et de produits de la forêt qu’ils commercialisent.
Détente et nuit au Belum Rainforest Resort.
NB : Nous ne pouvons vous garantir de voir la rafflesia cantleyi épanouie : 3 ans pour que le bourgeon se forme, 9 mois pour qu'il s'ouvre et la fleur ne vit que 6 jours !

9e jour, le 29 janvier 2018 : Vallée de Belum – Ile de Penang
En une demi-journée de route nous atteindrons Penang et alors débutera notre approche de cette île séduisante. Comme sa consœur Malacca, l’agglomération principale de Georgetown est classée depuis 2008 au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Penang est le plus ancien comptoir britannique de Malaisie, à la silhouette façonnée par diverses vagues d'immigration.
Pour se familiariser avec Georgetown rien ne vaut un petit tour en cyclopousse, qui nous conduira d’abord vers le Nord de la ville, quartier colonial situé en bord de mer, ouverture sur le monde, où le Raj déploya sa magnificence. Vers le Sud, la cité se fait plus asiatique et une bonne introduction à son caractère se fera par son musée « peranakan », somptueuse demeure d’un Chinois ayant réussi dans les affaires.
Installation à l’Hôtel Noordin Mews ou Yeng Keng ou Penaga pour trois nuits. Les trois établissements sont d’anciennes demeures restaurées et converties en hôtel.

10e jour, le 30 janvier 2018 : Ile de Penang
A pied, pour mieux saisir l’air du temps, nous poursuivrons notre visite de Georgetown, au fil des quartiers chinois, indien et malais, reconnaissables à leur lieu de culte. Les premiers n’oublient jamais de célébrer Kuan Yin, la déesse de la miséricorde, et son temple est bruissant de dévotion. Plus secret et remarquable d’élégance est le temple ancestral Han Jiang, point de ralliement de la communauté Teochew qui y honore également ses ancêtres.
Un petit tour chez les Indiens où le gopuram multicolore du temple signe son appartenance à la société tamoule alors que la mosquée Kapitan Keling, la plus vieille de l’île, fut aussi édifiée par les Indiens, musulmans cette fois.
Une pause au Yap Kongsi, maison de clan des Hokkiens, où nous pourrons déguster leur succulente cuisine ; à côté le temple ancestral qui abrite aussi le saint-patron de la communauté. Et pour terminer cette belle journée, un autre lieu de prière hokkien, le Hock Teik Cheng Sin qui fut célèbre en son temps car il est dédié au dieu de la prospérité, essentiel pour les immigrés. Tout près, une mosquée originale dans le style Aceh de Sumatra. Omniprésents, petites maisons, shophouses et vendeurs en tous genres qui contribuent au charme de Georgetown.
Nuit à l’Hôtel Noordin Mews ou Yeng Keng ou Penaga.

11e jour, le 31 janvier 2018 : Ile de Penang – Festival hindou de Thaïpussam
Thaipusam dure trois jours. Hier, le chariot d’argent a conduit Murugan du temple Sri Muthu Mariamman de la Basse-Ville vers son autre demeure, au sommet de la colline. Plus de 12 heures de lent cheminement… et en ce jour, c’est la Grande Repentance qui consiste à glisser crochets et autre fléchette, à porter les Kavadi – symbole de la montagne où habite le dieu, le « sacrifice de chaque pas » – ou tout simplement des pots de lait que l’on offrira à la statue. Nous les suivrons, au fil des événements, pour vivre parmi eux une expérience hors du commun.
Nuit à l’Hôtel Noordin Mews ou Yeng Keng ou Penaga.

12e jour, le 1er février 2018 : Ile de Penang / Kuala Lumpur / Paris
C’est par le Khoo Kongsi que nous mettrons un point final à notre visite de Penang. C’est la plus luxueuse et la plus parfaite en esprit des maisons claniques : elle servait de temple, de divertissement (un pavillon d’opéra), de salle de réunion et d’habitat pour les nouveaux arrivants. Mais c’est le temple qui émerveille par sa richesse architecturale, ses imposants personnages, ses lions-gardiens, ses dragons à l’affut sur le toit.
Dans l’après-midi, transfert à l’aéroport pour votre vol de retour vers Kuala Lumpur et correspondance de nuit pour Paris.

13e jour, le 2 février 2018: Arrivée à Paris



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